La somatisation est l’expression d’une souffrance intrapsychique et/ou psycho-sociale qui s’exprime le plus souvent par des troubles corporels intenses et persistants : des troubles anxieux, de l’humeur, de l’appareil gastro-intestinal et/ou de la peau.
Les médecins parlent de troubles psychosomatiques, fonctionnels, de somatisation, de troubles de conversion ou somatoformes.
Selon la classification internationale des maladies (CIM-10), les troubles somatoformes sont :
“caractérisés par des symptômes physiques associés à des demandes d’investigation médicale, persistant malgré des bilans négatifs répétés. La présence avérée d’un trouble physique authentique ne permet pas de rendre compte de la nature ni de la gravité des symptômes du patient. Le patient s’oppose à toute hypothèse psychologique pouvant expliquer ses troubles, même quand le contexte l’évoque ou qu’il existe des symptômes dépressifs ou anxieux manifestes »
Somatiser, c’est quoi ?
C’est le moyen mis en œuvre par l’organisme pour se protéger de trop grandes tensions psychiques et le corps exprime à « grands cris » cette souffrance.
Différents facteurs contextuels peuvent enclencher une somatisation : des antécédents traumatiques dans l’enfance, et/ou liés à des décès, divorce, maladies graves dans la famille ou douleurs chroniques chez les membres de la famille pouvant être lié également à un trouble somatoforme.
Les solutions…
Les troubles somatoformes chroniques peuvent être pris en charge avec des antidépresseurs et aussi, suivre également une psychothérapie : psychanalyse, thérapie cognitivo-comportementale et émotionnelle, thérapie familiale, thérapies corporelles, thérapies systémiques, relaxation… afin de faire sens aux troubles psychiques et de les apaiser.
« Il a été estimé qu’environ 10% de la population sur la vie entière était concernée par un problème de somatisation et que 25% des patients en médecine générale souffraient de troubles somatoformes. Un tiers des symptômes en médecine générale sont médicalement inexpliqués. 75% sont améliorés ou disparaissent après une consultation médicale, mais 25% restent chroniques. Un quart des symptômes somatiques à l’hôpital restent médicalement inexpliqués malgré de nombreuses investigations ».

